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Ode à Lupus

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Cours, cours, pour que l'on ne t'attrape et ne prends pas de retard
Cours, cours, pour que l'on ne t'abatte car ils n'ont pas d'égard
D'ici ou de là-bas où tu existais
D'ici ou de là-bas où tu subsistais.

Des montagnes et ces campagnes, tu es revenu comme une espérance après un vide de ta présence.
Rancunes du passé, perception d'aujourd'hui, le mal est entré.

Des anges et démons, tu n'en étais point, dans ce règne animal, tu en étais le sien et tu étais bien.
Plans de chasses arrachés, carcasses tiraillées, tu n'as jamais été toléré.

Du jour et de la nuit, tu apparaissais, seul à hurler, je te reconnaissais.
De la lune dans tes yeux, je m'émerveillais.
Gibier d'abondance, tu me rappelais douleur, souffrance telle que l'on a imaginé.

Cours, cours, pour que l'on ne t'attrape et ne prends pas de retard
Cours, cours, pour que l'on ne t'abatte car ils n'ont pas d'égard
D'ici ou de là-bas où tu existais
D'ici ou de là-bas où tu subsistais.

Emprisonné, tu l'as été, des continents ou tu étais maltraité, ils voulaient t'éradiquer pourtant ta liberté, tu l'as mérité.
Nature outragée, nature martyrisée, j'hurlerais volontiers.

La louve que tu as aimée, ils te l'ont enlevée. Celle que tu as tant aimée, tu ne l'as pas oubliée mais de l'amour à la vie, je savais qu'ils respiraient.
Rafles organisées, ils t'ont domestiqué.

Les affûts et les battues sont-ils toujours du passé, vont-ils te laisser te reconstituer, je ne veux pas te voir blessé, à cor et à cri, je te défendrai.
Aurores passées, crépuscules à venir, je ne veux pas plus te revoir trépasser.

Cours, cours, pour que l'on ne t'attrape et ne prends pas de retard
Cours, cours, pour que l'on ne t'abatte car ils n'ont pas d'égard
D'ici ou de là-bas où tu existais
D'ici ou de là-bas où tu subsistais.

Les frères indiens t'avaient remarqué, nos frères indiens t'avaient imité pourtant ils ne t'avaient jamais condamné, ils te ressemblaient.
Te connaître, non t'occulter, ne pas prétexter pour te chasser.

Voilà pour toi, je chanterai pour te célébrer, je colporterai la vérité pour ne pas la dissimuler.
Bonne santé des espaces boisés, je sais qu'il faut revendiquer, je sais qu'il faut reconsidérer.

Aussi, je chanterai, sûr que je t'évoquerai, pour que tu puisses aller, que les légendes soient bien enterrées.

Cours, cours, pour que l'on ne t'attrape et ne prends pas de retard
Cours, cours, pour que l'on ne t'abatte car ils n'ont pas d'égard
D'ici ou de là-bas où tu existais
D'ici ou de là-bas où tu subsistais.

Quand bien même, tu arriverais et que tu repartirais, je compatirais.
Et bien même, tu arriverais et que tu repartirais, je te respecterais.

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Cette création est mise à disposition sous uncontrat Creative Commons.

Si vous souhaitez mettre ce texte en musique, contacter l'auteur :Bruno LEFEVRE

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